Métaux, auto-immunité et neuroendocrinologie: existe-t-il un lien?

 

 

 

Cette étude conclut qu’à la lumière des connaissances actuelles, il semble plausible que les métaux, ainsi que d’autres polluants environnementaux, participent directement ou indirectement à l’induction ou à l’exacerbation de l’auto-immunité.”
Ils suggèrent également que  la capacité de détoxifier les xénobiotiques, ainsi que la sensibilité individuelle au métal, est probablement le facteur le plus critique dans le résultat de l’exposition aux métaux.

Les études auto-immunité sont souvent effectuées chez les animaux, mais elles ne simulent que partiellement la maladie clinique. Chez l’homme, les maladies auto-immunes spécifiques aux organes et systémiques persistent pendant des années, tandis que dans les systèmes animaux expérimentaux, l’auto-immunité est souvent
un phénomène transitoire.

 

Recherche environnementale

Disponible en ligne le 21 avril 2020 , 109541

Abstrait

 

Il a été démontré que les métaux peuvent induire une auto-immunité.

Cependant, peu d’études ont tenté d’évaluer et d’élucider les mécanismes d’action sous-jacents.

Des recherches récentes ont tenté d’évaluer les interactions possibles du système immunitaire avec les ions métalliques, en particulier avec les métaux lourds.

La recherche indique que les métaux ont le potentiel d’induire ou de promouvoir le développement de l’auto-immunité chez l’homme.

L’inflammation induite par les métaux peut déréguler l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien (AHP) et ainsi contribuer à la fatigue et à d’autres symptômes non spécifiques caractérisant les troubles liés aux maladies auto-immunes.

Les effets toxiques de plusieurs métaux sont également médiés par la formation de radicaux libres, la perturbation de la membrane cellulaire ou l’inhibition enzymatique. 

Il y a une augmentation mondiale de la pollution environnementale des métaux. Il est donc essentiel que des études sur le rôle des métaux dans l’auto-immunité et les troubles neuroendocriniens, y compris les effets sur le développement du système immunitaire et du cerveau et la sensibilité génétique, soient effectuées.

Ces études peuvent conduire à des stratégies préventives efficaces et à des approches thérapeutiques améliorées. Dans cette revue, nous avons récupéré et commenté des études qui ont évalué les effets de la toxicité des métaux sur les voies immunitaires et endocriniennes. Cette revue vise à accroître la sensibilisation aux métaux en tant que facteurs d’apparition et de progression des troubles auto-immunes et neuroendocriniens.

 

Mots clés

Les métaux
Auto-immunité
Neuroendocrinologie

Abréviations

ANoA

anticorps anti-nucléolaires

CNS

système nerveux central

CFS

syndrome de fatigue chronique

FDA

administration denrées alimentaires et de médicaments

HLA

antigène lymphocytaire humain

HPA

hypothalamo-hypophyso-surrénalienne

mAb

des anticorps monoclonaux

MCS

sensibilité chimique multiple

MHC

complexe majeur d’histocompatibilité

PNS

système nerveux périphérique

LA MELATONINE, HORMONE IMPRESSIONNANTE

 

 

 

 

La Mélatonine est très puissante pour réguler le sommeil et combattre les insomnies. C’est l’hormone du bien être, de la détente et surtout du sommeil profond et réparateur. Elle permet au corps de se régénérer pendant la nuit en accédant à plusieurs phases
de sommeil importantes, nécessaire au bon nettoyage de l’organisme et à sa vraie régénération profonde. Elle améliore la qualité du sommeil et diminue les réveils difficiles le matin. C’est donc l’hormone par excellence de l’être humain pour réguler le réveil et le sommeil, combattre les insomnies importantes, les réveils chroniques pendant la nuit.

La Mélatonine va agir comme un puissant somnifère naturel, cependant, une supplémentation n’apportera pas des effets somnifères les premiers jours, le corps ayant besoin d’accumuler et stocker l’hormone progressivement afin de retrouver l’équilibre nerveux et de combler les manques passés en Mélatonine. C’est pour cette raison que vous entendrez souvent des personnes témoignant des échecs de la Mélatonine. ( Soit une prise à court terme, soit un grammage insuffisant, soit une Mélatonine de mauvaise qualité comme celle vendue en supermarché par exemple ).
Une fois l’équilibre retrouvé, la Mélatonine agit alors comme un excellent équilibrant de tout le système nerveux et du fonctionnement du cerveau.

Elle renforce le système immunitaire: La mélatonine fait basculer le système immunitaire dans un mode anti-inflammatoire qui diminue les attaques à la gaine de myéline. Elle agit directement sur deux types de lymphocytes T : d’une part elle diminue la formation du type Th17 qui sécrète de l’interleukine-17 contribuant au processus inflammatoire; et d’autre part elle augmente le développement du type Tr-1 qui, lui, a une activité anti-inflammatoire. Elle agit comme un puissant antioxydant, comme un neurotransmetteur efficace et comme un excellent protecteur de l’ADN et de l’immunité.

La Mélatonine favorise le maintien de l’ADN, le développement de cellules saines, non cancéreuses. Elle diminue le vieillissement prématuré des cellules, participe à la prévention des dégénérescences, des mutations de cellules anormales, des cancers et des maladies auto-immunes.

Elle protège l’intégrité et la perméabilité de la barrière hémato-encéphalique ( voir l’étude dans pubmed ci-dessous ) .

Elle protège les os contre la toxicité induite par le cadmium. ( Voir l’étude dans pubmed ci-dessous ).

Elle est bénéfique pour l’épilepsie, les patients atteints d’épilepsie intraitable ont présenté une amélioration significative de la résistance au coucher, de la durée du sommeil, de la latence du sommeil, des excitations nocturnes fréquentes, de la marche pendant le sommeil, de la somnolence diurne excessive, de l’énurésie nocturne, du grincement forcé des dents, de l’apnée du sommeil et des scores de somnolence d’Epworth. Il y a également eu une réduction significative de la gravité des crises. Ainsi, l’utilisation de mélatonine chez les patients souffrant de crises intraitables a été associée à l’amélioration de nombreux phénomènes liés au sommeil et à la gravité des crises.

La wi-fi inhibe les effets positifs de la mélatonine sur l’épilepsie et elle a également des effets négatifs sur les lésions neuronales hippocampiques. Ces effets du Wi-Fi peuvent se produire via des voies oxydatives.

La mélatonine améliore les lésions cérébrales et protège contre les AVC ischémiques.

Elle combat la dépression chronique. Elle agit sur le retour profond de tout l’équilibre nerveux, le stress, l’anxiété, les peurs profonde, la paranoïa. Son action est très efficace sous forme de cure, où elle améliore le calme interne, diminue les tensions
internes chroniques et favorise le relâchement nerveux et musculaire. Elle augmente la production de neurotransmetteurs dans l’équilibre nerveux.

Elle améliore considérablement l’apprentissage, la mémoire et la concentration. Elle améliore très efficacement les réponses au niveau du cerveau, les réflexes mentaux, la vivacité d’esprit et diminue ainsi les pertes de mémoires chronique.
Plusieurs études scientifiques ont démontré qu’elle combattait les maladies neurodégénératives comme la maladie d’Alzheimer, la maladie de Parkinson et l’hyperactivité. C’est une hormone excellente pour lutter contre la fatigue chronique et nerveuse, en particulier pour les personnes restant concentrer longtemps sur un projet ou sur l’ordinateur comme les informaticiens et les ingénieurs. Elle améliore également la récupération physique après une fracture sportive, une blessure ou un choc violent, notamment en favorisant le sommeil réparateur.

Elle joue un rôle majeur dans le métabolisme, la digestion et l’assimilation des vitamines, protéines et minéraux, tout particulièrement le calcium, le magnésium et le phosphore. Elle améliore ainsi la croissance physique, musculaire et nerveuse. Elle renforce la résistance et la croissance des os, des muscles, des cheveux, des dents et des ongles.

La Mélatonine a une excellente action sur la protection du système cardiovasculaire, du coeur et des artères. Elle diminue la formation de caillots sanguins empêchant la bonne circulation sanguine. Elle combat très efficacement l’hypertension artérielle, régule l’hypotension et améliore la régularité des battements de coeur. Elle a une action particulièrement efficace pour combattre les dysfonctionnements cardiaques chroniques, surtout quand elle est prise sous forme de cures longues et quotidiennes.

Elle est un outil puissant pour lutter contre les dysfonctionnements oculaires tels que l’uvéite, le glaucome, la dégénérescence maculaire liée à l’âge et la rétinopathie diabétique. Elle protège les tissus oculaires en éliminant les radicaux libres et en réduisant les médiateurs inflammatoires.

Elle a également des effets positifs sur les symptômes de la Fibromyalgie. ( Voir l’étude dans Pubmed ci-dessous ).

 

CARENCES : 

Une carence peut avoir de lourdes conséquences sur le sommeil, ce qui amène une boucle infernale avec des insomnies chroniques, des dépressions profondes, du stress, des problèmes de métabolisme, des problèmes digestifs, un manque d’appétit, des problèmes immunitaires, des problèmes de circulations sanguine et des retards de croissance chez l’enfant et l’adolescent.

Fatigue, sommeil agité, difficultés à l’endormissement, lever difficile, sentiment de n’être pas reposé, impression de ne pas avoir envie d’aller se coucher, mauvaise résistance au décalage horaire… Il est également possible d’être irritable, inquiet, anxieux, agressif ou tendu.

Une carence entraîne une diminution des globules blancs et une fragilisation des défenses naturelles du corps.

 

Mélatonine dans les aliments : 

On a détecté des quantités notables de mélatonine dans un certain nombre d’aliments : tomates, cerises, olives, orge, riz, noix, raisin. Cependant, pour un même végétal, les concentrations en mélatonine diffèrent non seulement selon les espèces mais également selon les variétés. Ainsi, par exemple, pour le raisin, les variétés Nebbiolo et Croatina ont des niveaux très élevés de mélatonine : 0,8 à 0,9 ng/g alors que le Cabernet franc n’en contient que 0,005 ng/g.

Les nutriments qui favorisent la synthèse de mélatonine

Un certains nombre d’études, la plupart sur des animaux, tendent à prouver l’importance des vitamines B, du zinc et des acides gras polyinsaturés. Il est donc important de vérifier que vous en consommez suffisamment pour avoir un taux de mélatonine correct.

 

Mélatonine : un examen de ses fonctions et effets potentiels sur les maladies neurologiques.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/31718830

 

Mélatonine : implications pour les maladies oculaires et le potentiel thérapeutique.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/31724508

 

La mélatonine protège l’intégrité et la perméabilité de la barrière hémato-encéphalique en inhibant la métalloprotéinase matricielle-9 via la voie NOTCH3 / NF-κB.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/31811815

 

La mélatonine protège les os contre la toxicité induite par le cadmium via l’activation de la voie de signalisation Wnt / β-caténine.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/31809235

 

Mélatonine et problèmes liés au sommeil chez les enfants atteints d’épilepsie intraitable.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/20304327

 

Mélatonine : un agent anti-tumoral pour l’ostéosarcome.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/31798348

 

La mélatonine protège contre les AVC ischémiques en modulant la polarisation des microglies / macrophages vers le phénotype anti-inflammatoire par la voie STAT3.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/31793209

 

Le Wi-Fi diminue l’ effet protecteur de la mélatonine et augmente les dommages neuronaux hippocampiques dans les crises de modèle induites par le pentylènetétrazole chez le rat.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/31785933

 

La mélatonine dans le traitement des symptômes de la fibromyalgie: une revue systématique.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/31783341

 

La mélatonine inverse le stress oxydatif et le dysfonctionnement mitochondrial causés par le LETM1.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/31777134

 

 

MÉLATONINE

https://mr-ginseng.com/melatonine/

 

MÉLATONINE

https://mr-ginseng.com/melatonine-bienfaits/

 

https://www.sciencepresse.qc.ca/blogue/2015/12/21/lumiere-melatonine-systeme-immunitaire

https://www.thierrysouccar.com/sante/info/les-aliments-riches-en-melatonine-2165

 

 

MCS Sensibilité Chimique Multiple

 

 

 

 

La sensibilité chimique multiple (MCS) est actuellement incluse dans la définition plus large de l’intolérance environnementale idiopathique (IEI), qui inclut également les facteurs de risque physiques tels que les champs électromagnétiques. C’est une maladie complexe, un trouble multisystémique qui se manifeste par l’exposition à divers contaminants de l’environnement (solvants, hydrocarbures, organophosphorés, métaux lourds) à des concentrations inférieures à la «valeur seuil» qui sont considérées comme des doses toxiques pour la santé en général. population.

Au début des années 50, l’allergologue Theron G. Randolph  été le premier à noter que certains patients sont tombés malades après avoir été exposés à un large éventail de substances, liées au travail, environnementales ou à des concentrations inférieures à celles observées. considéré toxique pour la plupart des individus. Le Dr Randolph et ses collègues ont spéculé sur la possibilité de réactions allergiques et de dérèglements pour expliquer les symptômes attribués au SCS. On considère qu’une exposition chronique à des doses sous-toxiques, ainsi que toute exposition aiguë, peut, chez certaines personnes présentant peut-être une prédisposition métabolique et génétique particulière, conduire à un processus progressif de sensibilisation aux substances.

Toutefois, en raison de la difficulté de trouver des marqueurs de diagnostic uniques et incontestables, du syndrome depuis les années 1960,  a été analysé sous différents aspects: métabolique, génétique, immunologique, épidémiologique, épidémiologique, étiologique, symptomatique, thérapeutique et critères de définition de cas. Actuellement, les critères de Cullen  avec ou sans révision de Lacour  et les critères consensuels de l’année 1999  sont les plus acceptés. Pour effectuer un premier examen, différents questionnaires sont utilisés: «Exposition environnementale et intolérance à la sensibilité» (EESI) ou sa version abrégée «Inventaire rapide de l’exposition et de la sensibilité environnementales» (QEESI),  –  «Questionnaire Huppe», «Échelle de sensibilité chimique pour l’hyperréactivité sensorielle» (CSS-SHR),  questionnaire allemand sur la sensibilité chimique et environnementale (CGES). 

Du point de vue des symptômes, certains experts de l’industrie ont rassemblé l’exemple non exhaustif suivant du cadre évolutif du syndrome présenté en Italie dans le projet de loi N 1922  :

Stade 0 – Tolérance: à ce stade, l’individu est normalement capable de s’adapter à l’environnement qui l’entoure, à moins que les limites fixées pour certaines substances dangereuses ne soient dépassées.

Étape 1 – Sensibilisation: cette étape peut être vécue à la suite d’une exposition chronique à de faibles doses et / ou après une exposition individuelle aiguë. Le patient peut se plaindre des troubles suivants: irritation cutanée, oculaire et des voies respiratoires, démangeaisons, fatigue, douleurs musculaires et articulaires, mal de tête, nausée, tachycardie, modification de la pression artérielle, problèmes d’équilibre, sensations de froid ou de fièvre, dyspnée, problèmes cognitifs et asthme, circulation périphérique insuffisante, troubles immunitaires et maladies gastro-intestinales, etc.

Stade 2Inflammation chronique liée à la charge de différents tissus, organes et systèmes. Développement de divers troubles détectables par des spécialistes: dermatite, vascularite, maladies immunitaires, endocriniennes, métaboliques, allergies alimentaires et environnementales (poussière, pollen, etc.), arthrite, colite, rhinite, dyspnée, asthme, fatigue musculaire, évanouissements, retards cognitifs, mauvaise circulation périphérique, saignements, etc. La persistance et l’aggravation de ce stade dépendent des expositions, de leur évitement et de la thérapie. Après une exposition, les symptômes peuvent persister et osciller pendant des jours, voire des semaines.

Stade 3 – Détérioration: une inflammation chronique provoque des lésions des tissus et des organes. Le système nerveux central (SNC), les reins, le foie, les poumons, le système immunitaire, circulatoire, vasculaire et cutané sont touchés. Le lupus, l’ischémie, l’insuffisance cardiaque, le cancer, l’auto-immunité, les syndromes neurodégénératifs et psychiatriques, les formes hémorragiques, la porphyrie sont les maladies les plus courantes à ce stade.

Étant donné que la plupart des produits chimiques impliqués sont des polluants environnementaux courants, il est pratiquement impossible de les éviter complètement et, par conséquent, les personnes atteintes de la maladie seront, selon le stade atteint, plus vulnérables que la population en général.

De plus, étant donné la difficulté du diagnostic, il est possible que ni les médecins ni les patients ne trouvent le lien de causalité entre les symptômes rapportés et les expositions au début. Le MCS ne pouvait donc pas être diagnostiqué en tant que tel et être confondu avec d’autres maladies.

Certains chercheurs tentent de déterminer si ce syndrome provoque une affection inflammatoire sans infections concomitantes, avec libération des médiateurs chimiques correspondants et dysrégulation du système immunitaire. Dans l’étude de Dantoft et al  les niveaux de 14 interleukines (IL) et de facteurs inflammatoires dans des échantillons de sang prélevés sur des individus danois ont été analysés. L’IL-1β, l’IL2–4–6, l’IL4 / IL13 et le facteur alpha de la nécrose tumorale sont augmentés par rapport aux témoins. Néanmoins, dans une étude de provocation  les mêmes auteurs n’ont trouvé aucune différence entre les concentrations de médiateurs inflammatoires détectées dans les liquides nasaux dans les cas de MCS et chez les témoins.

Les changements dans les niveaux de cytokines peuvent indiquer un processus inflammatoire qui n’est pas généré par le nez après une stimulation olfactive. Dans ce scénario, la sensibilité aux substances peut également être causée par différents polymorphismes impliqués dans la détoxification des xénobiotiques, ce qui peut entraîner une accumulation de substances oxydantes et des dommages ultérieurs. Dans certaines études,  ,  ,  polymorphismes variés de Cyp 450 (Cyp 2C9, Cyp 2C19, Cyp 2D6, etc.) ont été analysés, incluant également la glutathion transférase et la peroxydase (glutathion S-transférase M1, glutathion S-transférase T, glutathion S). -transférase P), l’aldéhyde déshydrogénase, la superoxyde dismutase (SOD 2 ) et la paraoxonase (PON1).  ,  Le polymorphisme SOD  et une variante spécifique de NOS  semblent être associés au syndrome et à des niveaux accrus de stress oxydatif. Le glutathion à la fois réduit et oxydé est diminué dans les cas de MCS et il existe également une modification du profil des cytokines  différente de celle observée dans l’étude de Dantoft et al.  Résultats controversés, positifs  et négatifs,  ont été observés pour certaines fréquences d’isoformes de Cyp. Caccamo et al  ont étudié la prévalence de certains haplotypes de la famille CYP450 (CYP2C9 * 2 et CYP2C9 * 3; CYP2C19 2 et CYP 2D6 ht) dans les cas de MCS, les cas suspects ou les patients atteints de fibromyalgie et de fatigue chronique et chez les témoins. Ils ont découvert une fréquence plus élevée des haplotypes mentionnés ci-dessus chez les patients atteints de MCS, qui pourraient être évalués, avec d’autres, comme facteur de risque possible de MCS.

L’étude récente de l’équipe de Gugliandolo et al  noté une diminution des niveaux de glutathion oxydé / réduit et de coenzyme Q10 et des dommages plus importants au niveau des lymphocytes chez les patients MCS que chez les témoins. Ces résultats ont permis de conclure à une augmentation du stress oxydatif due à la diminution de l’activité des enzymes de détoxification. Une augmentation de la concentration de radicaux libres et de peroxynitrite peut être détectée, avec libération ultérieure de cytokines.

 

RECONNAISSANCE INTERNATIONALE ET NATIONALE

Bien que le sujet soit toujours débattu en raison du manque d’uniformité dans l’opinion de la communauté scientifique, certains pays tels que l’Allemagne et l’Autriche et certaines agences et dispositions américaines telles que l’Environmental Protection Agency (EPA) et l’American Disability Act (ADA) ) ont reconnu cette pathologie.  IEI peut être codifié en tant qu’état clinique à l’aide de la «Classification internationale des maladies» de l’OMS, révision de l’année 2010 (CIM10), au moyen des codes suivants:

  • (1) J68.9: affections respiratoires non précisées dues à l’inhalation de fumées, de gaz et de vapeurs chimiques
  • (2) T78.4: allergies non précisées (réaction allergique – système à l’oxyde nitreux (NOS) – hypersensibilité NOS-idiosyncrasie NOS).

En raison de la nature non spécifique de ces codes, des difficultés de diagnostic et de la multiplicité des symptômes rapportés, seules des estimations épidémiologiques exploratoires peuvent être effectuées.

En Italie, les autorités sanitaires de différentes régions et le ministère de la Santé ont officiellement demandé un avis technico-scientifique à l’Institut national de la santé italien (ISS) afin d’établir des protocoles de prise en charge des patients présentant des symptômes liés au MCS. 

À partir de l’analyse de la littérature sur le sujet, le groupe de travail IIAAC / SCM a tiré les indications suivantes pour une voie diagnostique et thérapeutique:

  • (1) caractérisation des risques chimiques; examens cliniques, instrumentaux et de laboratoire; formulaires pour la description des sujets et pour un résumé des résultats du processus de diagnostic. Si nécessaire, le traitement doit être symptomatique conformément aux meilleures pratiques et à la médecine factuelle.
  • (2) encouragement de projets de recherche comprenant des essais cliniques contrôlés.

 

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5794238/ 

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5794238/table/T1/?report=objectonly